B u l l e t i n  d ’ i n f o r m a t i o n  d e  l ’ a s s o c i a t i o n 

A g i r p o u r l e P l a t e a u d e s E t a n g s


B u l l e t i n  f l a s h  s p é c i a l « D e y r o u x » - 2 2 / 0 3 / 2 0 1 9



MERCOEUR, CAMPS-SAINT-MATHURIN-LEOBAZEL ET SEXCLES :

 

résultats de l’enquête publique
Bonjour à toutes et à tous,
Les résultats de l’enquête publique du projet de parc éolien dit " du Deyroux" en Xaintrie (10 éoliennes
de 200 mètres de haut, développé par la société Parc éolien Corrèze 1, filiale de la société EOLFI SAS)
qui s’est déroulée du 7 janvier 2019 au 5 février 2019 ont été publiés ce 22 mars 2019 sur le site de la
Préfecture de la Corrèze.
La commission d’enquête est défavorable au projet éolien du Deyroux.
L’avis et le rapport de la commission d’enquête sont consultables sur le site internet de la Préfecture
de la Corrèze en suivant les liens ci-dessous.
Conclusions et avis défavorables de la commission d’enquête (16 pages)


http://www.correze.gouv.fr/Media/Fichiers/Annonces-et-Avis/Enquete-publiques/Avis-denquete/

 


CONCLUSIONS-Et-AVIS-PARC-EOLIEN


Rapport de la commission d’enquête (95 pages)


http://www.correze.gouv.fr/Media/Fichiers/Annonces-et-Avis/Enquete-publiques/Avis-denquete/

 


RAPPORT-PARC-EOLIEN-du-DEYROUX


Les résultats, très brièvement :


- La participation du public a été très importante : 597 avis défavorables sur 676 contributions
(cf. page 70 du rapport).
- Les collectivités territoriales de la zone d’affichage ont majoritairement été défavorables au
projet.
- Parmi les principaux arguments motivant l’avis défavorable de la commission, nous notons
une concertation notoirement insuffisante avec la population.
- Conclusions : 4 avis défavorables de la commission sur les demandes d’autorisation : permis
de construire, défrichement, exploitation (ICPE) et au titre de l’article L. 323-11 du code de
l'énergie (transport et distribution).
Une bataille gagnée pour les opposants.
Merci à tous les adhérents de l’association qui ont participé à l’enquête publique !
Prochaine étape à suivre : la CDNPS.


 
Notre analyse et mise en perspective :

 


- Cet avis défavorable de la commission d’enquête fait suite à ceux également défavorables
concernant les projets éoliens de Saint-Priest de Gimel et de Veix et Pradines (Monédières).
Ces avis attestent que la mobilisation est utile et qu’un changement de perception sur l’utilité
réelle de ces projets est en cours.


- Mais, si le rejet du projet par la commission est important notamment parce qu’il démontre
que la population ne soutient pas ce type de projet, ce n’est qu’un avis consultatif que le préfet
peut ne pas suivre. Il est donc important de poursuivre la mobilisation sur tous les projets
jusqu’à leur abandon.


- Autre point positif, c’est l’approbation à l’unanimité par le Conseil départemental du Guide
éolien destiné en particulier aux élus ! Ce guide a été produit lors de cette enquête publique.
Ce guide qui traite de nombreuses questions n’est pas un réquisitoire aveugle contre l’éolien,
mais incite les élus à dépasser les intérêts financiers privés (recettes de location pour les
propriétaires) et publics pour les collectivités (recettes fiscales). Il pose la question des impacts
négatifs pour les populations, l’environnement, la vie locale et son développement…
Face à la multiplication continuelle des projets de parcs éoliens industriels en Corrèze, restons
vigilants et mobilisés.


Bien cordialement,
Les membres du bureau de l’association,
La Corrèze Protégeons son patrimoine


https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=0dVJzA-vv1M


Agir pour le Plateau des Etangs - Coudert - 19320 Clergoux - Association loi de 1901 d’intérêt général


https://www.eolien-en-correze.fr/ - agirpourleplateaudesetangs@orange.fr - 06 84 62 72 51


F l a s h s p é c i a l « D e y r o u x » - c o n t r i b u t i o n R . B r e t t e à l ’ E P - 0 4 - 0 2 - 2 0 1 9




Bonjour à toutes et à tous,


Pour compléter votre information sur le projet de parc éolien dit " du Deyroux" en Xaintrie, nous
reprenons ci-dessous l’intégralité de l’une de nos contributions à l’enquête publique qui s’est déroulée
du 7 janvier 2019 au 5 février 2019 : celle du Vice-président de l’association Agir pour le Plateau des
Etangs.
Contribution à l’Enquête publique relative au Projet éolien Deyroux
(communes de Camps-Saint-Mathurin-Léobazel, Mercoeur et Sexcles)

 


1 - Introduction

 


Contrairement à ce que le promoteur affirme dans son dossier à longueur de pages et de schémas, ce
projet qui va gravement impacter l’environnement et la biodiversité de la zone d’implantation ne répond,
comme tous les projets corréziens, à aucun des objectifs fixés dans la loi sur la transition
environnementale.
Ce projet proposé dans un département faiblement venté, comme le dit le Président du Conseil
Départemental, ne peut donc s’imposer aux populations au nom de l’intérêt général car il ne répond qu’à
des préoccupations financières légitimes pour le promoteur EOLFI mais plus que discutables pour les
propriétaires signataires des baux et les élus aveuglés qui ont autorisé ce projet alors qu’ils n’étaient pas
mandatés pour le faire. Il est en effet regrettable qu’aucun débat contradictoire et aucune consultation
des habitants n’aient précédé les autorisations données par les maires et les municipalités. Cette pratique
est légale mais elle n’est pas légitime !

 


2 - Argumentation générale

 


Non l’éolien ne contribue pas à la protection de l’environnement, à la maîtrise du réchauffement
climatique, à l’amélioration de notre système électrique et à la maîtrise des coûts pour le citoyen
consommateur ! En effet :


2.1 - L’éolien français ne permet pas de réduire les émissions de CO2 bien au contraire les émissions
de CO2 liées à la production électrique augmentent.


o Cette augmentation découle des besoins croissants de traitement de l’intermittence
notamment liée à la production éolienne assurée par des centrales thermiques fossiles.


o L’économie de 43 970 t de CO2 affichée dans le dossier est purement théorique et repose
sur une production thermique évitée ce qui n’est pas le cas en France.


o La production thermique a passé de 27 GWh en 2014 (point bas) à 54 GWh en 2017 et les
émissions de CO2 d’origine électrique de 16 à 28 m/tonnes.


▪ Rappel : l’éolien ne contribue pas à réduire les émissions de CO2, au contraire. La
priorité n’est pas la production électrique peu carbonée, mais la réduction de la
consommation de combustible fossile dans les bâtiments, l’industrie, les transports
et l’agriculture…


o Plus il y a d’éoliennes plus il faut de moyens de back up pour pallier à l’intermittence !
Sachant que le facteur de charge moyen en France est de l’ordre de 23% (environ 17% pour
la région Aquitaine) les 77% du temps restant nécessitent de mobiliser d’autres moyens de
production pour répondre aux besoins de la consommation.

 


2.2 - L’éolien ne permet pas et ne permettra jamais de réduire la part du nucléaire dans le mix électrique
français. Après 10 ans de développement des ENR plus de 25 000 MW installés, soit l’équivalent de
plus de 26 réacteurs, mais toujours aucun réacteur arrêté. On ne peut remplacer des moyens de
productions pilotables par des moyens intermittents sans prendre de gros risques de rupture
d’approvisionnement. Il y a simplement l’obligation physique de garantir en permanence l’équilibre
entre production et consommation faute de quoi il y a rupture (coupure automatique) des réseaux.
Cet équilibre ne peut se réaliser avec des moyens de production aléatoires. En l’état des techniques
et en l’absence de moyens de stockage massifs, seule la production thermique peut aujourd’hui
remplacer le nucléaire, c’est ainsi.


2.3 - L’éolien ne contribue que faiblement à l’approvisionnement électrique du pays qui est aujourd’hui
largement assuré par d’autres moyens. En 2017 l’éolien a produit 24GWh dont statistiquement 1/3
en heures creuses c’est-à-dire sans valeur. La multiplication des parcs ne changera rien si ce n’est
une aggravation des difficultés et une augmentation inévitable des prix pour le consommateur.
Il convient même de signaler que le développement qui repose sur des bases idéologiques et
financières a largement contribué à fragiliser notre système électrique !
Le fonctionnement du modèle allemand n’est aujourd’hui possible que pace que les pays voisins
absorbent les surproductions et couvrent les manques. A noter que l’Allemagne est le plus gros
producteur de CO2 à cause de la production électrique réalisée avec le charbon et le gaz (importé
de Russie).


2.4 - L’éolien ne contribue pas à la maîtrise des coûts de l’électricité pour les consommateurs au
contraire. Les ENR dont l’éolien sont responsables de la majorité des augmentations pratiquées
depuis plus de 10 ans. L’impact des surcoûts financés par les français au travers des taxes est de
l’ordre de 6 milliards d’Euros par an. Plus les prix augmentent plus le nombre des consommateurs
en difficulté augmente (plus de 5 millions aujourd’hui).
L’accès et le prix de l’électricité ne cessent d’augmenter sous deux effets les coûts de financement
et l’augmentation des coûts de réseaux liés à la multiplication des installations (tarif turpe de la
facture).
La Cour des Comptes considère que le coût de cette politique va dépasser 100 milliards d’Euros
pour des résultats quasi nuls.


2.5 - Enfin la productivité éolienne du parc français est inférieure à celle constatée chez nos voisins du
fait d’installations peu productives qui exploitent l’effet d’aubaine crée par la loi. En France, la
productivité constatée est de 1.77GWh par MW alors qu’elle est de 2.44 GWH pour le Danemark,
2.48 pour la GB et 2.18 pour l’Espagne.
La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) et Cour des Comptes ont confirmé cette situation
dans plusieurs rapports et demandé des évolutions permettant d’éliminer les projets qui exploitent
l’effet d’aubaine créé par la loi et qui sont des projets purement financiers (combinaison de l’effet de
levier des avantages fiscaux et des montages juridiques).


L’Eolien est une énergie utile mais elle comporte de nombreuses contraintes et insuffisances qui
sont aujourd’hui rédhibitoires pour notre pays. La politique conduite est absurde car elle n’impose
aucune contrainte de productivité et repose sur un processus décisionnaire incontrôlé dans lequel
les promoteurs peuvent faire ce qu’ils veulent avec le soutien de l’état ! Le Service Central pour la
Prévention de la Corruption du Ministère de la Justice a relevé plus de 100 cas de corruption et
classé l’éolien comme une activité à surveiller.


Le pays ne doit pas pour autant se priver de cette énergie dès lors que les conditions de vent et
d’environnement sont réunies, mais il est paradoxal que l’éolien commence par détruire ce qu’il
prétend défendre : la nature et les conditions de vie des habitants. A moins que les habitants ruraux
soient considérés comme des sous-citoyens à sacrifier au profit des habitants des grandes
métropoles qui sont les véritables responsables de la dégradation de l’environnement par leur
consommation excessive et la pollution engendrée.


- la baisse des centrales charbons mais l’augmentation de la production thermique gaz,
- l’augmentation des émissions de CO2 d’origine électrique,
- la faible évolution du mix électrique,
- l’augmentation de la CSPE par MWh produit.

 


3 - Observations sur l’environnement

 


3.1 - Environnement : l’éolien implanté dans nos campagnes corréziennes au milieu de massifs forestiers
sur des points hauts constitue une dégradation importante et durable des territoires concernés. Il n’est
pas possible de minimiser les forts impacts négatifs sur :


- la biodiversité (faune et flore),
- le paysage dégradé par l’implantation en pleine nature d’installations industrielles gigantesques
et aménagement de voies d’accès, de plateforme et d’espace protégés,
- l’implantation a vie de milliers de tonnes de béton ferraillés dans le sol,
- les impacts sur les nappes phréatiques,
- la multiplication des infrastructures dans la campagne (construction de postes et de lignes
d’acheminement vers les postes sources HT),
- la modification de la température dans la zone par le brassage de l’air,
- les risques non négligeables de pollution des sols et de l’eau…


3.2 - Risques de pollution liés à ces installations : Les éoliennes prévues contiennent 1400 litres d’huile,
30 kilos de graisse, 600 litres de produit de refroidissement et plusieurs centaines de Kilos de terres
rares, des chiffres à multiplier par 10 pour le parc.
Les risques de pollution ne peuvent être ignorés car en cas de problème ces installations en pleine
nature ne comportent pas de zones de rétention comme cela est le cas dans toutes les usines. Il convient
d’ajouter à ces risques les eaux de ruissellement sur les peintures des éoliennes qui emporteront dans
le sol de nombreux résidus toxiques.
Si les accidents sont rares ils existent et dans ce cas les produits énoncés seront pulvérisés
dans l’atmosphère et sur les sols avec des conséquences pour les habitants, la biodiversité et
l’eau. Les sites implantés sur ou à proximité des zones humides et ou sur des nappes
phréatiques sont donc risqués ! A noter que les fuites d’huile sont courantes sur les installations
anciennes (étanchéité défectueuse liée à l’usure difficile voire impossible à réparer à un coût
acceptable).


3.3 – Publication des chercheurs de la prestigieuse université de Berkeley (USA) d’une étude dans
laquelle ils imputent aux éoliennes une élévation de la température du climat de 0.5°. Intéressant pour
une technologie censée lutter contre le réchauffement climatique. Il convient de rappeler une
modification significative des sols à proximité des mâts liée à un asséchement qui découle du brassage
de l’air.


3.4 - Le plan d’implantation de 10 éoliennes de 200 m très critiquable car situé entre deux zones
remarquables, en bordure d’une zone humide (ZNIEF Boubazet), en surplomb de la vallée de la Cére et
proche de la vallée de la Maronne, qui héberge une biodiversité riche et qui se trouve sur un couloir de
migration. Peut-on sérieusement minimiser les impacts de ce projet. Qu’adviendra-t-il si le promoteur
double la taille du parc après un premier développement ? Ce sera catastrophique mais trop tard
quasiment impossible à bloquer.
Cette zone de vie pour de nombreuses espèces avifaunes aura inévitablement un impact négatif fort.
Ces espèces massivement déchiquetées par les pales dont la vitesse en bout dépasse 300 km/h
(impossible à éviter pour n’importe quel volatile).


3.5 – Paysages :

 

L’impact des machines de 200 m sur une zone élevée sera catastrophique pour les
paysages et visibles à plusieurs dizaines de kms.


3.6 - Les nuisances sonores, lumineuses ainsi que les ombres portées seront importantes pour les
habitants situés dans un rayon de plusieurs kms qui n’ont rien demandé et qui n’ont pas été consultés
(considérés comme quantité négligeable ou dégât collatéral inévitable). Elles seront également nuisibles
pour la faune animale.


3.7 - L’avis MARE est surprenant, la lecture du document fait état de nombreux sujets sensibles
totalement balayés dans la conclusion. Comment peut-on admettre qu’une autorité administrative
chargée de la protection de l’environnement donne un avis favorable à ce projet gigantesque aux impacts
multiples sur la biodiversité animale et végétale, sur la forêt, sur l’eau, sur les conditions de vie des
habitants et sur les paysages ? A quoi bon faire un contrat CTE en Corrèze et produire une réglementation
abondante et contraignante sur l’environnement, créer une classification ICPE si tout cela ne s’applique
pas aux projets éoliens mais seulement aux particuliers et petits exploitants ?


Depuis une décennie les règlementations pour protéger la nature se sont multipliées et ont été
illustrées notamment par le Schéma de Cohérence Environnementale qui met l’accent sur 9 axes
avec l’identification de la biodiversité, des couloirs de liaison entre les espaces de vie animale et
des zones à protéger. Curieusement toutes ces obligations s’effacent devant le totem éolien.
3.8 - Intérêt local : la Corrèze est un gros producteur d’électricité d’origine hydraulique (donc verte) et
n’a donc pas de besoin à satisfaire. L’objectif de taux de couverture de la consommation d’électricité
verte est très largement supérieur aux objectifs fixés dans les SRCAE. A noter que la grande région
Aquitaine est excédentaire et que les raisonnements conduits dans les PCAET sont souvent entachés de
graves erreurs de raisonnement qui font notamment abstraction des réalités propres au système
électrique.

 


4 - Autres remarques

 


4.1 - Affirmer que l’installation permettra d’alimenter les habitants du canton d’Argentat n’est pas
sérieux ! En effet : c’est ignorer la nécessité de similitude entre la production et la consommation ! Avec
un tel projet les habitants du canton disposeraient de l’électricité de manière aléatoire et en théorie moins
de 1/5 du temps ! C’est loin de l’affirmation qui figure dans le dossier…
De plus produire peu d’énergie loin des lieux de consommation est une autre anomalie car il faut
recalibrer les infrastructures (lignes et postes HT) pour une faible quantité d’énergie produite
qui sera par ailleurs amputée des pertes de transport de l’ordre de 8%. A noter que l’énergie
payée au producteur est relevée au pied des machines et que les pertes sont payées par le
consommateur au travers du tarif TURPE, plus on multiplie les installations plus le tarif turpe
augmente.


4.2 - Argument économique : Les affirmations formulées par les promoteurs sur le développement
économique sont des contre-vérités. La France ne possède pas d’industrie de l’éolien malgré plusieurs
tentatives avec Alstom et AREVA qui se sont soldées par les échecs retentissants, ainsi tous les matériels
installés sont importés ; nos industries de la filière électrique classique qualifiées naguère d’excellentes
ont été détruites alors que la majorité des installations de production réalisées dans le monde sont
aujourd’hui et pour longtemps encore thermiques fossiles.


En France, le bilan emplois industriels créés par l’éolien est négatif si l’on considère l’emploi détruit dans
la filière électrique classique. En Allemagne, ce bilan reste discutable pour une transition énergétique
dont les résultats sont aujourd’hui très critiqués. De plus ces choix ont fragilisé l’ensemble des systèmes
électrique européens, déstabilisé le marché électrique, entrainé une hausse des tarifs et cerise sur le
gâteau augmenté les émissions de CO2 d’origine électrique.


L’économie ENR n’est pas inscrite dans un marché concurrentiel, ces marges reposent sur un fort
subventionnement financé par la collectivité. Ces activités n’existent que parce qu’elles bénéficient de
subventions et d’aides importantes payées par les citoyens et les entreprises au travers des taxes et des
impôts.

4.3 - Déontologie


Il est surprenant de constater que c’est le cabinet ABIES qui a réalisé les études d’impacts alors que c’est
ce cabinet qui a réalisé le deuxième schéma éolien du Limousin annulé par le TA de Limoges le
23/04/2013 confirmé par la Cour d’Appel de Bordeaux le 15/12/2016. Le Tribunal a fondé son rejet sur
une prise en compte insuffisante des impacts environnementaux dans le SRE. Un motif qui permet de
s’interroger sur la qualité des arguments développés par ABIES sur le présent projet.
Rappelons que ce cabinet a fait reclasser l’essentiel du département en zone éligible alors que
dans le premier schéma seule la zone de Peyrelevade l’était avec le succès que l’on connait. Il
n’a donc aucune neutralité dans l’élaboration du dossier proposé.
Le dossier adresse une multitude de sujets au travers de nombreux développement mais
curieusement les impacts semblent absents ou minorés. Une stratégie qui consiste à faire
l’inventaire mais à ne pas traiter le fond (ce que les magistrats ont souligné dans le rejet du
SRE).


4.4 - Les petits comptes des propriétaires et des collectivités : les propriétaires sont évidemment
intéressés par une recette annuelle de plusieurs milliers d’Euros mais ils oublient qu’au terme de
l’exploitation ils auront à assurer le démantèlement dont le coût est estimé à plus de 300 000 €. De
même, on peut regretter que certains élus se limitent dans leurs choix en faveur de l’éolien à la seule
perspective de nouvelles recettes dont il faut préciser que la pérennité n’est pas garantie. A quoi
serviront des recettes nouvelles si les habitants désertent les communes concernées comme cela a été
le cas dans l’Aveyron.


4.5 – Processus décisionnel :

 

Contrairement à ce que pense la majorité des citoyens, l’Administration ne
juge pas de l’opportunité d’un projet mais de sa conformité aux textes de loi. Les citoyens ne sont donc
pas protégés de décisions scabreuses par l’Administration. L’exercice est difficile pour les fonctionnaires
car ils doivent arbitrer entre des objectifs souvent contradictoires qui figurent dans les lois (propos tenus
par le préfet Gaume lors du lancement du CTE). L’environnement en est le parfait exemple avec les ICPE
pour lesquelles le législateur a voulu protéger l’environnement que le gouvernement tente de contourner
par l’arrêté « Lecornu De Rugis » qui constitue une véritable atteinte au droit et à la démocratie.

 


5 – Conclusions

 


Je suis totalement opposé à ce projet qui va durablement et gravement dégrader l’environnement et
la biodiversité, pour aucun avantage autres que les profits engrangés par les promoteurs.
Ce projet qui n’a aucune justification technique et économique séreuse pour notre département fait par
ailleurs peser des risques importants sur l’avenir et les conditions de vie de ses habitants. »
Bien cordialement,
Les membres du bureau de l’association,
La Corrèze Protégeons son patrimoine


https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=0dVJzA-vv1M


Agir pour le Plateau des Etangs - Coudert - 19320 Clergoux - Association loi de 1901 d’intérêt général


https://www.eolien-en-correze.fr/ - agirpourleplateaudesetangs@orange.fr - 06 84 62 72 51